
Les représentants de Conrad Murray se sont donc tournés vers le juge, affirmant que les analyses pourraient permettre de déterminer les doses de médicaments contenues dans les seringues, élément qui serait crucial pendant un éventuel procès. Ils avancent l'urgence de la situation : selon eux, les liquides se dégradent rapidement. Ils souhaitent que le matériel médical soit testé par l'institut médico-légal de Los Angeles. J. Michael Flanagan, l'un des avocats de Murray, a déclaré que l'équipe du médecin sollicitait ces tests depuis cinq mois ; ils auraient dû, selon lui, être effectués juste après la mort de Michael Jackson.
Le procureur David Walgren conteste pour sa part cette demande, affirmant que ces tests "ne sont pas importants ni pertinents par rapport à quoi que ce soit". Par ailleurs, les transcriptions des audiences révèlent qu'il n'est pas certain que ces tests fourniraient des résultats exploitables s'ils venaient à être réalisés.
Aucune date d'audience n'a pour le moment été fixée pour rendre une décision concernant cette demande. Rappelons que Conrad Murray se présentera de nouveau devant la justice le 4 janvier prochain pour des audiences préliminaires qui devraient durer deux à trois semaines, à l'issue desquelles le juge déterminera si l'affaire doit ou non faire l'objet d'un procès. L'accusation envisage d'appeler à la barre jusqu'à 35 témoins.
Dans une autre procédure judiciaire, Conrad Murray a reçu un blâme du Conseil de l'Ordre des Médecins du Nevada mais a pu conserver le droit d'exercer : sa licence médicale était menacée par des retards de paiement d'une pension alimentaire ; il a admis avoir fait de fausses déclarations et avoir fourni des informations incomplètes au Conseil de l'Ordre en prétendant être à jour dans ses paiements. La justice lui a ordonné de rembourser 3700 dollars de frais d'enquête.